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    Votre enfant semblera fluide en six mois. Ce n'est pas la même chose.

    Voici une scène qui se produit chaque octobre dans les écoles privées canadiennes qui accueillent des élèves internationaux.

    Votre enfant — celui que vous avez déraciné de son école, de ses amis et de son pays il y a six mois — discute avec des camarades dans le couloir. En anglais. Il rit de quelque chose que vous ne comprenez pas. Il envoie des SMS en anglais sans correcteur automatique.

    Vous soufflez. Ça marche. Les 55 000 $ de frais de scolarité, la paperasse du visa, le vol de 14 heures — ça marche. Votre enfant parle anglais.

    Puis le premier bulletin arrive.

    68 % en anglais. 61 % en histoire. Commentaire du professeur de sciences : « A du mal à exprimer ses idées à l'écrit. »

    Ce n'est pas un échec de votre enfant. C'est un échec de l'école à comprendre — ou à vous expliquer — une distinction que les chercheurs en linguistique documentent depuis plus de quarante ans.

    Le fossé dont personne ne vous a prévenu

    BICS — Compétences communicatives interpersonnelles de base — c'est l'anglais du couloir. Se développe en 1–2 ans.

    CALP — Compétence linguistique académique cognitive — c'est l'anglais de la dissertation. Il faut 5–7 ans pour atteindre le niveau scolaire.

    1–2 ans
    Temps pour que votre enfant semble fluide en anglais courant
    Cummins, 2008
    5–7 ans
    Temps pour atteindre le niveau scolaire en anglais académique
    Cummins, 1981; Collier & Thomas, 1997
    L'illusion de la fluidité : Un enfant qui semble parfaitement fluide en anglais peut être encore à 3–5 ans de la compétence linguistique académique nécessaire pour performer au niveau de sa classe.

    Le Canada n'a pas de norme nationale

    Le Canada n'a pas de programme EAL national, ni de cadre d'évaluation national, ni de certification obligatoire pour les enseignants d'EAL. Ce que reçoit votre enfant dépend entièrement de l'école choisie.

    Pourquoi c'est important pour votre décision
    Les étudiants internationaux K–12 sont exemptés des plafonds de permis d'études canadiens 2024–2026. Cela signifie que les écoles privées canadiennes ont un accès illimité aux familles internationales — mais toutes n'ont pas construit l'infrastructure pour les servir réellement.

    Sept questions à poser

    Vous allez dépenser 30 000 à 75 000 $ par an. Vous avez le droit de poser des questions.

    Pourquoi la langue maternelle de votre enfant compte

    Un enfant qui lit, écrit et pense analytiquement en mandarin, coréen, espagnol ou arabe ne part pas de zéro en anglais. Il transfère des compétences.

    Un enfant qui lit en profondeur dans n'importe quelle langue construit l'infrastructure cognitive qui rend l'anglais académique possible. La langue change. L'architecture se transfère.

    L'essentiel

    Votre enfant semblera fluide plus vite que prévu. Mais l'anglais académique prend des années. Vous verrez la différence dans les réponses à sept questions.


    MapleRank classe les écoles privées canadiennes sur la base de données quantitatives vérifiées.

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